Attention, ouverture dans une nouvelle fenêtre. Imprimer email

Connaissances scientifiques

Evolution des connaissances scientifiques sur l’épilation laser.

Après des progrès rapides jusqu'au début des années 2000, les connaissances en épilation laser avancent lentement.

En dix ans, la compréhension des effets secondaires de l’épilation laser sont confirmées, mais des certitudes sur les mécanismes qui permettaient d'en prévoir l'efficacité sont ébranlées.

Les "dispositifs médicaux" ou Lasers ont peu ou pas progressé. Avec le recul,  des faits assez rares montrent que les mécanismes d'action établis n'expliquent pas tout, et que certaines situations remettent en cause les hypothèses qui semblaient correspondre aux observations scientifiques ou empiriques.

Les facteurs qui conditionnent la pousse et la destruction des poils sont plus complexes et plus nombreux qu'il semblait : beaucoup de phénomènes qui étaient expliqués assez simplement dans le passé apparaissent infiniment plus complexes avec l'expérience.

La compréhension de ces phénomènes avance grâce aux recherches sur la dynamique des cellules souches et notamment les travaux du Professeur
Yann BARRANDON dont un axe de recherche est de "faire fabriquer" des poils aux cellules de nature embryonnaire extraites elles-mêmes d'un follicule pileux qui produisent la peau que l'on greffe aux grands brûlés.

Si l'on comprend comment l'organisme "fabrique" des poils, on saura mieux comment les détruire. Parallèlement, en comprenant mieux comment "fonctionne" (et ne "fonctionne" pas)  l'épilation laser, on formule des idées qui peuvent déboucher sur une amélioration qualitative de la peau greffée aux grands brûlés.

Ainsi, les poils qui pouvaient sembler être des structures assez simples et peu intéressantes sont incroyablement complexes, et les connaissances qui semblaient acquises ne sont qu'une étape.

Hier nous pensions connaître les principaux mécanismes d'action de l'épilation laser. Aujourd’hui, nous savons que les principales causes biologiques et physico-chimiques de la "naissance" et de la "mort" des poils nous échappent, même si elles font l’objet d’hypothèses plus ou moins cohérentes.

Certaines explications ne sont peut-être pas encore imaginées.

Pour toutes ces raisons, il reste difficile de prédire le caractère plus ou moins complet de l’épilation laser après un nombre de séances déterminé, et encore plus difficile de prédire les cas d'épilation non définitive.

En l’état de nos connaissances, nous pouvons simplement faire les constats suivants :
Les résultats d'une épilation laser sont d’autant plus complets que le début du traitement se fait après 25 ans pour une femme, et 35 ans pour un homme. A partir de cet âge, pour la grande majorité des patients (probablement 95%), l’épilation laser donne des résultats qui améliorent considérablement le confort des patients (80 à 95% des poils terminaux détruits).

• Une épilation laser n'est jamais totale (à de rares exceptions près).

• L’épilation électrique (électrolyse) est la meilleure manière de « terminer » une épilation laser, mais la solution de conserver les poils résiduels et de les épiler classiquement (cire, rasoir,...) est de loin la plus "raisonnable".

• Les résultats de l’épilation laser sont généralement définitifs, mais il existe des exceptions, malheureusement imprévisibles, difficiles à quantifier et en partie inexpliquées.

• Quand une épilation laser n’a pas donné de progrès visibles pendant deux séances espacées de 3 mois (c'est-à-dire en 6 mois), elle n’en donnera pas beaucoup plus si l’on continue le traitement (il est alors préférable de l’interrompre, en envisageant de le reprendre quelques années plus tard).

En d'autres termes, on constate que l’épilation laser est une technique efficace dans la plupart des cas et constitue pour la grande majorité des patients un progrès dans le confort quotidien (gain de temps, aspect et toucher de la peau), et souvent la fin d'un réel complexe.

Avant d'engager une épilation laser il faut donc considérer que ses résultats ne peuvent être garantis et varient d’une personne à l’autre, pour des raisons qui ne sont pas encore toutes expliquées.

Il faut également considérer les effets secondaires qui sont toujours possibles.

Il faut donc bien réfléchir au fait que l'on obtiendra un résultat incomplet, qui comporte - comme tout acte médical - une certaine part d'incertitude.

top-iconHaut de page